sâmbătă, 8 decembrie 2012

Mais jusqu'alors ...





Mais jusqu’alors…





C’est ce que sent le soleil

Chaque soir quand il s’endorme

Désireux d’attendre l’aube

Et de s’accrocher

A tes cils noirs ensommeillés…

Et de les baiser de « Bon matin ! »



C’est ce que sent l’eau,

Dans les hivers rigoureux,

Quand elle doit devenir glace

Pour survivre…

et qu’elle a l’envie

de couler en clapotis.



C’est ce que sent chaque mois la lune gibbeuse

en se baignant en poussière laiteuse,

en fait elle manque le halo de son cercle plein

et affamé… il se nourrit, chaque soir, à son sein.



C’est ce que sent le blé

Sous le silence des neiges gelées,

Quand il goûte, tout seul, chaque jour d’hiver

Son vert amer… si doux

Si le bon pain est rompu …

Et partagé…



C’est ce qu’attend l’enfant,

Après sa prière chaque soirée :

Le conte de fées chuchoté, pour que

Les rêves ne soient pas chassés par la matinée…



Tu me manques,

Tu viens de t’en aller et

Tu me manques déjà…

Tu me dis et me redis que…

Mais jusqu’alors, sans toi,

Je me débrouille comme je ne le peux pas.



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